On n’en parle pas vraiment à table, et pourtant les hémorroïdes concernent un nombre impressionnant d’adultes : douleurs, brûlures, démangeaisons, saignements, sensation de pesanteur… Bref, un quotidien parfois franchement inconfortable. Bonne nouvelle : le marché bouge enfin. Entre les dispositifs médicaux mini-invasifs comme PexyEazy® et les bio-onguents nouvelle génération type NeoFitoroid, on assiste à un vrai boom des solutions anti-hémorroïdes. L’idée de ce guide ? Décoder tout ça simplement, sans jargon inutile, pour vous aider à y voir plus clair avant de choisir.
Points à retenir
- PexyEazy® transforme la mucopexie en geste semi-automatisé, ambulatoire et souvent sans anesthésie générale, pour les hémorroïdes internes de grade II et III.
- NeoFitoroid et les bio-onguents de sa catégorie soulagent les symptômes grâce à un film végétal protecteur, sans corticoïdes.
- Une pommade soulage surtout les symptômes, tandis qu’un dispositif comme PexyEazy vise la cause anatomique : ce n’est pas le même combat.
Les hémorroïdes : pourquoi on en est encore là
Avant de parler gadgets et pommades, posons le décor. Les hémorroïdes internes de grade II et III (selon la classification de Goligher) sont les plus embêtantes : prolapsus, saignements, douleurs qui reviennent en boucle. Pendant des années, les options se résumaient à peu près à deux camps : la crème à base de corticoïdes ou d’anesthésiques locaux pour calmer le feu, et la chirurgie classique, type hémorroïdectomie, réputée douloureuse en post-opératoire.
Résultat : beaucoup de monde traîne le problème en silence, surtout avec la sédentarité et une alimentation parfois pauvre en fibres. D’ailleurs, rester assis toute la journée n’arrange rien, et bouger un peu plus au quotidien reste l’un des réflexes prévention les plus sous-cotés. C’est précisément ce vide entre « pommade trop légère » et « chirurgie trop lourde » que la nouvelle génération essaie de combler.
PexyEazy : la mucopexie passe en mode semi-auto
Commençons par le plus spectaculaire : PexyEazy®. Derrière ce nom un peu futuriste se cache un dispositif médical à usage unique, pensé pour traiter chirurgicalement les hémorroïdes internes de grade II et III. Son principe repose sur une méthode connue et éprouvée : la mucopexie, autrement dit un lifting mécanique de la muqueuse rectale au-dessus du paquet hémorroïdaire.
Ce qui change, c’est l’automatisation. Le dispositif se présente comme un proctoscope instrumenté : une fois en place, il applique une aspiration qui fait se replier la muqueuse, puis des aiguilles traversent le tissu et viennent se connecter à des sutures préchargées. On retire, on noue, et hop, la muqueuse est remontée et fixée. Fini le geste entièrement manuel dépendant de la dextérité du chirurgien : tout est standardisé.
Les chiffres avancés par le projet soutenu au niveau européen font rêver. Selon le docteur Johan Ungerstedt, cité dans le rapport CORDIS de la Commission européenne, la durée de procédure passerait de 40 à moins de 10 minutes, avec une baisse de coût annoncée de 70 %. Le tout sans anesthésie générale, en ambulatoire, chez un patient éveillé ou légèrement sédaté. L’étude SCI-Pex, multicentrique et prospective, a décrit la procédure comme « apparemment sûre » pour ces grades II-III, selon une communication publiée dans le British Journal of Surgery.
Attention quand même à garder les pieds sur terre : les données comparatives face aux techniques de référence (ligature élastique, hémorroïdectomie) restent à consolider, et la courbe d’apprentissage des opérateurs n’est pas neutre. Mais l’idée d’un traitement rapide, standardisé et sans bloc opératoire a de quoi séduire ceux qui redoutent la chirurgie classique.
NeoFitoroid : le bio-onguent qui joue la carte du naturel
De l’autre côté du spectre, on trouve NeoFitoroid BioOintment, la pommade bio signée Aboca. Ici, pas de scalpel ni d’aiguille : c’est un dispositif médical de classe IIb formulé à partir de complexes moléculaires végétaux. Concrètement, il dépose un film protecteur sur la muqueuse ano-rectale, ce qui apaise la douleur, les brûlures et les démangeaisons tout en limitant l’irritation liée au frottement ou au passage des selles.
Son gros atout, c’est la tolérance. Sans corticoïdes, il peut s’utiliser plusieurs fois par jour et sur de longues périodes, ce qui le rend intéressant pour les troubles chroniques ou récurrents. Il est indiqué pour les hémorroïdes internes et externes, et même en présence de fissures anales, ce qui élargit pas mal le champ d’action. L’application se fait en externe sur la zone anale et périanale, ou en interne via une canule endorectale fournie, idéalement après évacuation et nettoyage doux. La fiche officielle NeoFitoroid BioOintment d’Aboca résume bien la promesse : soulager les symptômes tout en protégeant la muqueuse.
Et Sphera dans tout ça ?
Vous avez sans doute vu passer le nom Sphera en cherchant des solutions. Soyons honnêtes : les sources disponibles détaillent surtout NeoFitoroid et la tendance générale des pommades bio endorectales. Sphera appartient à cette même famille de bio-onguents topiques qui misent sur des formulations naturelles, l’absence de corticoïdes et une application maison facile. L’essentiel à retenir, c’est moins le nom de la marque que la logique commune : protéger, apaiser et limiter l’irritation, sans prétendre corriger la cause anatomique d’un prolapsus avancé.
Dispositif ou pommade : le match en un coup d’œil
Pour y voir clair, rien de tel qu’un petit face-à-face. Voici comment ces deux mondes se positionnent.
| Critère | PexyEazy® | NeoFitoroid (et bio-onguents proches) |
|---|---|---|
| Nature | Dispositif chirurgical à usage unique | Dispositif médical topique (classe IIb) |
| Mode d’action | Mucopexie semi-automatisée, repositionnement de la muqueuse | Film végétal protecteur et apaisant |
| Cible | Hémorroïdes internes grade II-III | Hémorroïdes internes/externes, fissures anales |
| Anesthésie | Éveillé ou légère sédation, pas d’anesthésie générale | Aucune (application locale) |
| Cadre | Ambulatoire, par un chirurgien | À domicile, en autonomie |
| Durée | Quelques minutes par procédure | Applications répétées, possible sur le long terme |
| Ce qu’il traite | La cause anatomique (prolapsus) | Surtout les symptômes et la protection |
Comment choisir sans se tromper
La vraie question n’est pas « quel est le meilleur ? » mais « qu’est-ce qui correspond à votre situation ? ». Un bio-onguent type NeoFitoroid est parfait en première ligne pour des symptômes légers à modérés, en entretien ou en complément d’une hygiène de vie revue (fibres, hydratation, mouvement). En revanche, si le prolapsus devient récurrent, un simple film protecteur ne remontera pas la muqueuse : c’est là qu’un dispositif comme PexyEazy entre en jeu.
Avant de foncer, deux réflexes utiles. D’abord, un avis médical ou proctologique reste indispensable pour exclure d’autres pathologies (fissure sévère, problème ano-rectal plus sérieux) et déterminer le grade exact. Ensuite, prenez le temps de comparer les produits comme vous le feriez pour n’importe quel achat santé : c’est exactement l’esprit de notre espace pour comparer vos compléments. Un dispositif médical de classe IIb n’est pas un médicament, et un geste chirurgical même mini-invasif reste un geste médical : autant peser le pour et le contre en connaissance de cause.
Votre check-list avant de vous lancer
Pour résumer l’essentiel sans vous noyer :
- Grade et intensité d’abord : symptômes légers = bio-onguent ; prolapsus récidivant = discuter dispositif ou procédure.
- Vos préférences comptent : approche naturelle et autonome, ou geste médical rapide et standardisé ?
- Ne zappez pas la base : fibres, eau et activité physique restent vos meilleurs alliés au quotidien.
- Vérifiez le statut : dispositif médical, classe, indications officielles, mode d’application précis.
- Consultez quand ça traîne : saignements répétés ou douleur persistante méritent toujours un avis pro.
Le boom de cette nouvelle génération a au moins un mérite : il sort les hémorroïdes du silence et offre enfin un éventail d’options entre la pommade classique et la chirurgie lourde. À vous de choisir l’outil adapté à votre situation, pas l’inverse.

